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Les bombardements israéliens se poursuivent sur Gaza, coupé du monde

L’armée israélienne mène depuis vendredi soir 27 octobre d’intenses bombardements sur la bande de Gaza. Ce 28 octobre, les communications dans l’enclave assiégée sont toujours coupées.

Ce qu’il faut retenir : 

► L’armée israélienne a annoncé avoir « frappé 150 cibles souterraines » dans le nord de la bande de Gaza au cours de la nuit de vendredi à samedi.

► Le Hamas a appelé le monde à « agir immédiatement » pour faire cesser les bombardements israéliens.

► L’Assemblée générale de l’ONU a approuvé une résolution non contraignante, portée par la Jordanie, qui demande une « trêve humanitaire immédiate » entre le Hamas et Israël. Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, redoute une « avalanche sans précédent de souffrances ».

► Human Rights Watch redoute que cette situation permette de cacher des crimes : « Cette coupure de l’information risque de servir de couverture à des atrocités de masse et de contribuer à l’impunité des violations des droits humains. »

► Depuis le 7 octobre et selon le dernier bilan datant du 27 octobre, avant l’extension de l’offensive sur la bande de Gaza, 1 400 israéliens et plus de 7 300 palestiniens ont été tués.


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9h15 : En 2009, comme aujourd’hui, les journalistes étrangers n’avaient pas accès à la bande de Gaza. Patrick Chauvel, photographe de guerre français, s’en indignait.

9h10 : « Ce sont les autorités israéliennes qui décident du sort de cette guerre », analyse pour RFI le général Jean-Paul Paloméros, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air française. Retrouvez l’intégralité de l’entretien en cliquant ici.

9h00 : Des centaines de bâtiments « entièrement détruits » dans les derniers raids israéliens, indique la Défense civile. « Des centaines d’immeubles et de maisons ont été entièrement détruits et des milliers d’autres logements ont été endommagés », a affirmé à l’AFP le porte-parole de la Défense civile à Gaza, Mahmoud Bassal, ajoutant que les intenses bombardements de la nuit avaient « changé le paysage » du nord de la bande de Gaza.

► À la Une de la presse française: Israël étend son offensive à Gaza

8h15 : Le porte-parole de l’armée israélienne, Daniel Hagari, déclare que les forces armées sont toujours dans la bande de Gaza et continuent à se battre. Hagari précise que ses forces n’ont subi aucune perte et que ce raid de grande envergure a impliqué des forces d’infanterie, de blindés, d’ingénierie et d’artillerie, en coopération avec l’armée de l’air.

Dans le sud de la bande de Gaza, à Rafah, le samedi 28 octobre 2023.
Dans le sud de la bande de Gaza, à Rafah, le samedi 28 octobre 2023. AP – Hatem Ali

7h50 : Le président turc Recep Tayyip Erdogan demande à Israël « d’arrêter immédiatement cette folie » et de « mettre fin à ses attaques » dans un message posté sur X (ex Twitter). « Les bombardements israéliens qui se sont intensifiés hier soir sur Gaza ont encore une fois visé les femmes, les enfants et les civils innocents et a approfondi la crise humanitaire en cours. Israël doit immédiatement arrêter cette folie et mettre fin à ses attaques », a affirmé le dirigeant turc, invitant à un rassemblement de soutien aux Palestiniens organisé samedi par son parti à Istanbul.

 Chronique des médias: la difficulté d’informer depuis Gaza

7h 40 : L’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’est plus en contact avec son personnel et les établissements de santé de Gaza, a écrit Tedros Adhanom Ghebreyesus, chef de l’OMS, dans un message publié sur la plateforme de médias sociaux X, anciennement connue sous le nom de Twitter. « La panne d’électricité empêche également les ambulances d’atteindre les blessés », a ajouté M. Ghebreyesus. « L’évacuation des patients n’est pas possible dans de telles circonstances, pas plus que la recherche d’un abri sûr », a-t-il ajouté.

7h30 : Les familles des otages, en majorité israéliens, retenus par le Hamas dans la bande de Gaza ont exprimé ce samedi leur « inquiétude » et exigé du gouvernement des explications après les bombardements intenses de l’armée contre ce territoire palestinien. « Les familles s’inquiètent du sort de leurs proches et attendent des explications. Chaque minute semble être une éternité. Nous exigeons que le ministre de la Défense Yoav Gallant et les membres du cabinet de guerre nous rencontrent ce matin », selon un communiqué de l’association regroupant les familles de plus 220 otages enlevés par le Hamas le 7 octobre.

Photo prise près de la ville de Sderot, dans le sud d'Israël, le 28 octobre 2023, montrant un char Merkava israélien roulant près de la frontière israélienne avec le nord de la bande de Gaza.
Photo prise près de la ville de Sderot, dans le sud d’Israël, le 28 octobre 2023, montrant un char Merkava israélien roulant près de la frontière israélienne avec le nord de la bande de Gaza. AFP – ARIS MESSINIS

7h25 : Le Département d’État américain recommande à ses citoyens au Liban de partir maintenant, tandis que les vols commerciaux restent disponibles, en raison de la situation sécuritaire imprévisible.

7h15 : Des sources de l’armée israélienne, rapportées par Haaretz, indiquent qu’elles se préparent à augmenter l’aide humanitaire dans la bande de Gaza, alors que l’incursion s’est intensifiée au cours de la nuit. L’armée comprend que plus ses forces pousseront la population de Gaza vers le sud, plus l’aide humanitaire sera nécessaire.

6h30 :Le monde arabe est préoccupé par l’évolution de la situation à Gaza et les médias craignent le pire, relate notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti. L’intensification des opérations côté israélien est perçue comme le début d’une « invasion » qui débouchera sur une « boucherie » et des « crimes de guerre » estiment la plupart des éditorialistes arabes du Golfe à l’Atlantique. Les réseaux sociaux auxquels sont abonnés plus de cent millions d’Arabes bouillonnent contre Israël ou, le plus souvent, « l’entité sioniste ». La coupure d’internet par les autorités israéliennes « vise à cacher au monde les atrocités qui seront commises » et dont les civils, et notamment les enfants, seront les principales victimes, disent les médias. Des médias arabes dont les envoyés spéciaux continuent à émettre de Gaza grâce aux communications satellitaires directes, des communications qui coûtent extrêmement cher et sont donc réservées à une élite riche. Quant à l’électricité nécessaire aux paraboliques, ordinateurs et téléphones, elle est fournie par des panneaux solaires. Des panneaux qui ne peuvent pas faire fonctionner du matériel plus gourmand en électricité.

Les responsables et les médias arabes saluent la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU appelant à une trêve immédiate à Gaza. Même s’ils savent que la résolution n’est pas contraignante, ils estiment qu’elle met la pression sur les Occidentaux qui soutiennent Israël, États-Unis en tête. 120 pays en faveur de la résolution présentée par les pays arabes contre 14 est « une majorité écrasante ». Elle démontre l’isolement des pro-israéliens, pensent les analystes. Les éditorialistes ne manquent pas de souligner que même chez les pro-israéliens, une partie croissante de l’opinion publique dénonce ce soutien aveugle, y compris en Amérique.

6h10 : Cette nouvelle phase de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza intervient après l’échec de négociations pour la libération des otages retenus à Gaza, rappelle notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. Ce samedi matin, les familles de ces otages s’adressent au cabinet de guerre israélien et demandent de ne pas mettre en danger leurs proches toujours aux mains du Hamas et d’autres organisations à Gaza.

► À écouter aussi : Le sort incertain des otages à Gaza

5h50 : Les bombardements israéliens se poursuivent ce samedi matin sur la bande de Gaza, selon des journalistes de l’AFP positionnés dans le secteur. Aucun bilan n’a été communiqué mais des sources médicales dans le territoire palestinien ont dit craindre un grand nombre de victimes et des dégâts important à la suite de ces bombardements. Des explosions sporadiques étaient toujours entendues à l’intérieur de la bande de Gaza, en provenance d’avions de la chasse israélienne, de l’artillerie et de la mer. Une brume épaisse recouvre des zones entières du nord de Gaza, a indiqué un autre journaliste positionné à Ashkelon, dans le sud d’Israël, à moins de dix kilomètres de la frontière.

Cette image extraite d'une séquence télévisée de l'AFP montre des boules de feu s'élevant au-dessus de la ville de Gaza lors d'une frappe israélienne, le 27 octobre 2023.
Cette image extraite d’une séquence télévisée de l’AFP montre des boules de feu s’élevant au-dessus de la ville de Gaza lors d’une frappe israélienne, le 27 octobre 2023. AFP – –

5h40 : L’armée israélienne a annoncé avoir « frappé 150 cibles souterraines » dans le nord de la bande de Gaza au cours de la nuit de vendredi à samedi. « Durant la nuit, les avions de combats de Tsahal (armée israélienne) ont frappé 150 cibles souterraines dans le nord de la bande de Gaza, dont des tunnels utilisés par les terroristes, des sites de combat souterrains et d’autres infrastructures souterraines. Plusieurs terroristes du Hamas ont été tués », a indiqué le communiqué publié après une nuit d’intenses raids israéliens contre le territoire.

5h15 : Durant les dernières nuits, l’État hébreu a mené des incursions sporadiques. Objectif : tester les défenses du Hamas, faire du renseignement et de la reconnaissance du terrain, raconte notre correspondant à Jérusalem, Sami Boukhelifa. En face, le Hamas affirme avoir repoussé l’attaque ennemie, avoir contraint l’adversaire au repli. Des missiles antichars auraient été lancés et les combats auraient duré jusqu’à l’aube. Le soleil se lève sur Gaza. Encore une fois, la guerre dans la ville. L’ampleur des dégâts, le nombre de victimes ? Personne ne le sait encore.

► À écouter aussi : Macron au Proche-Orient: la tournée vue des coulisses

5h00 : L’armée israélienne annonce sur son compte Twitter avoir tué Asem Abu Rakaba, le chef du réseau aérien du Hamas. « Abu Rakaba était responsable des drones, des parapentes, de la détection et de la défense aériennes du Hamas. Il a participé à la planification du massacre du 7 octobre, a commandé les terroristes qui se sont infiltrés en Israël à bord de parapentes et a été responsable des attaques de drones contre les postes de Tsahal. »

4h35 : « Nous ne fixons pas de ligne rouge à Israël », dit la Maison-Blanche. Le porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison Blanche, John Kirby, a affirmé : « Nous allons continuer à les soutenir, mais depuis le début nous avons, et nous continuerons à avoir des discussions sur la manière » dont l’armée israélienne conduit son offensive militaire à Gaza.

Bataille autour du nombre de morts

L’ONU s’invite dans débat autour du bilan des morts palestiniens à Gaza. Ces derniers jours, plusieurs gouvernements avaient contesté les chiffres publiés par le ministère de la Santé du Hamas. Mardi dernier 24 octobre, le président Joe Biden a expliqué n’avoir aucune confiance dans les bilans publiés par les Palestiniens. Les services de renseignements américains et européens avaient déjà mis en doute le nombre de morts communiqué par le Hamas après une frappe contre l’hôpital Al Ahli. Confronté à ces doutes exprimés par les Occidentaux, le Hamas avait publié jeudi une liste avec les noms de près de 7 000 Palestiniens tués. Selon l’ONU qui s’est exprimé sur le sujet vendredi, les bilans des autorités de Gaza n’ont jamais été contestés dans le passé. « Lors des cinq, six derniers conflits les chiffres étaient crédibles », a déclaré le chef de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens. Des propos confirmés par Human Rights Watch. Selon cette ONG, citée par le magazine Time, des enquêtes effectuées à Gaza après chaque guerre depuis 2008 ont montré que les bilans donnés par les Palestiniens étaient globalement fiables.

4h15 : Plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées vendredi à New York pendant une manifestation organisée par un mouvement juif contre les bombardements d’Israël sur Gaza, selon la police et les organisateurs.

► À lire : des milliers de juifs américains manifestent pour un cessez-le-feu immédiat à New York

Gare de Grand Central à New York, le 27 octobre 2023: des milliers de personnes, notamment des juifs américains, se sont rassemblés pour réclamer un cessez-le-feu immédiat et l’arrêt des bombardements israéliens sur Gaza.
Gare de Grand Central à New York, le 27 octobre 2023: des milliers de personnes, notamment des juifs américains, se sont rassemblés pour réclamer un cessez-le-feu immédiat et l’arrêt des bombardements israéliens sur Gaza. AFP – KENA BETANCUR
4h00 : Les attaques israéliennes de la nuit ont été les plus intenses en trois semaines de combats, selon des témoignages de Gazaouis recueillis par le quotidien israélien Haaretz. Aucun bilan humain n’est pour l’heure disponible puisque la communication avec les équipes médicales sur le terrain a été coupée. Les équipes médicales qui n’ont pas pu se rendre sur les lieux des explosions en raison des attaques massives en cours.

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